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Lundi 30 janvier 2006
C’est en 1995 que l’OCLC (Online Computer Library Center) et le NCSA (National Center for Supercomputing Applications), réunis à Dublin (Ohio) décidèrent de définir un ensemble de métadonnées permettant de décrire des documents électroniques conservés en réseau. Ainsi est né le Dublin Core Metadata Initiative (DCMI) ou Dublin Core en abrégé.

Un standard de métadonnées consensuel établi par professionnels provenant de diverses disciplines telles que la bibliothéconomie, l'informatique, le balisage de textes, la communauté muséologique et d'autres domaines connexes s'est donc développé depuis lors, appelé le Dublin Core. Dublin en référence à la ville dans laquelle s'est tenue la conférence. Core utilisé pour signifier l'aspect central, le noyau des métadonnées minimales sans lesquelles l'information ne peut pas être considérée comme exploitable.

Le Dublin Core se veut international et extensible. C’est un schéma de métadonnées générique et simple qui permet de décrire n'importe quelle ressource électronique et d’établir logiquement des relations avec d'autres ressources.
Le Dublin Core non qualifié (norme ISO 15836 depuis février 2003) repose sur 15 éléments de base (The Dublin Core Metadata Element Set) que sont le titre, le créateur, l'éditeur, le sujet, la description, la source, la langue, la relation, la couverture, la date, le type, le format, l'identificateur, le collaborateur et les droits.
Chaque élément est optionnel et peut être répété. Chaque élément possède également un ensemble limité de qualificatifs, des attributs qui peuvent être utilisés afin de raffiner davantage (et non pas étendre) la signification de l'élément. Les 15 éléments de base se répartissent en 3 groupes :

- Contenu (7 éléments : titre, sujet et mots-clefs, description, source, langue, relation, couverture)

- Propriété intellectuelle (4 éléments : créateur, éditeur, contributeur, droits)
- Instance particulière (4 éléments : date, type, format, identifiant)


Voir aussi :

* Dublin Core Metadata Initiative

* JACQUET, Christophe. Métadonnées et Dublin Core.
 


par CC-Blog2doc publié dans : Métadonnées
Mardi 27 décembre 2005

Terme unique en anglais standard, en français nous parlons de normes et de standards. Les deux termes se différencient essentiellement au niveau des acteurs en jeu et des procédures de consensus attachées. La norme désigne un savoir ou un savoir faire technique mis en forme collectivement et rendu officiel par un organisme de normalisation (ISO, AFNOR…). Le standard est un ensemble de recommandations développées et préconisées par un groupe représentatif d’utilisateurs (W3C, IETF, DCMI…).

Les standards sont nécessaires car ils facilitent considérablement l’interopérabilité. Il en existe une grande variété. De très nombreux sont complémentaires (UNIMARC, EAD, EAC, MPEG-2, LOM) mais certains peuvent être concurrents (MARC21, UNIMARC, MARCXML, BiblioML).

Les standards utilisés dans la manipulation des métadonnées sont généralement divisés en trois niveaux :

- logique pour le protocole d’interopérabilité.
Par exemple, le RDF (Ressource Description Framework) peut-être considéré comme un métalangage qui donne un cadre formel aux métadonnées sans toutefois préciser la sémantique des ressources.

- sémantique pour des jeux d’éléments descriptifs (Dublin Core)

- syntaxique, c'est-à-dire le format d’écriture (HTML, XML…)

Les métadonnées se classent suivant un continuum allant du plus simple au plus complexe. Des formats simples de métadonnées de type propriétaire ou d’un document HTML, généralement pauvres, en passant par des formats plus structurés comme le Dublin Core, puis le TEI (développés par des associations de professionnels), jusqu’à des formats plus complexes, tel le MPEG21 (en cours d’élaboration).

par CC-Blog2doc publié dans : Métadonnées
Samedi 10 décembre 2005

Quand ?

Les métadonnées sont créées de façon automatique ou manuelle.

Une partie est générée en même temps que le document lui-même, d’autres sont créées tout au long de la vie du document. 

Remplir les champs de la fenêtre « Propriétés » d’un document ou renseigner le contenu des balises méta d’une page HTML (<meta name="xxx" ... > : description, keywords, author…) revient à produire des métadonnées.

 

Qui ?

Cela varie selon les disciplines, la ressource décrite, les outils disponibles, mais c’est souvent le fruit d’un travail collaboratif.

Les auteurs ou créateurs du document, les professionnels de l’information, le producteur ou l'éditeur du site peuvent être amenés à créer des métadonnées.

Certaines métadonnées peuvent être renseignées par l’auteur du document lui-même (le titre, par exemple). Néanmoins, les créateurs de données numériques ne sont pas toujours les mieux placés ; non seulement la constitution des métadonnées peut-être longue et coûteuse, mais elle requiert des compétences particulières.

En raison de la nécessité d’une approche professionnelle du traitement de l’information, il est préférable que cette opération relève d’un spécialiste (bibliothécaire, documentaliste). Sans un contrôle terminologique de base, des métadonnées incohérentes ou incorrectes peuvent  dégrader de façon importante la qualité des résultats d'une recherche.

 

 

par CC-Blog2doc publié dans : Métadonnées
Samedi 10 décembre 2005

Tout document électronique possède au moins une métadonnée incorporée : son nom de fichier. Les métadonnées peuvent être internes ou externes à la ressource décrite :

- encapsulées, « embarquées »  dans la ressource (fichier commun ressource-métadonnées : page html, document TEI, EAD)

- séparées de la ressource et stockées dans une base de données (catalogue bibliographique électronique). Elles peuvent être exportées séparément et associées à nouveau

- externes à la ressource mais livrées en même temps qu’elle (les propriétés d’un document Office qui ne migrent pas en même temps que celui-ci)

Toutes les métadonnées externes à la ressource peuvent courir le risque d’être perdues lors d’une migration d’un format à un autre.

par CC-Blog2doc publié dans : Métadonnées
Mercredi 30 novembre 2005

Les typologies de métadonnées sont fluctuantes, cependant elles sont classiquement divisées en trois catégories. Le « National Information Standards Organisation » (NISO), organisme de normalisation américain, distinguent :

- les métadonnées descriptives, conçues en vue de la recherche, du repérage et de l’identification des ressources (titre, auteur, résumé, mots clefs, date de parution…)

- les métadonnées structurelles facilitent la navigation et la présentation des ressources électroniques. Elles fournissent des informations sur la structure interne des ressources (table des matières, index, chapitre, section, page)

- les métadonnées administratives facilitent la gestion, la validation, l’archivage des ressources. Elles incluent des données techniques notamment, la gestion des droits, le contrôle d'accès et les conditions d’utilisation.

par CC-Blog2doc publié dans : Métadonnées
 

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