Les typologies de métadonnées sont fluctuantes, cependant elles sont classiquement divisées en trois catégories. Le « National Information Standards Organisation » (NISO), organisme de normalisation américain, distinguent :
- les métadonnées descriptives, conçues en vue de la recherche, du repérage et de l’identification des ressources (titre, auteur, résumé, mots clefs, date de parution…)
- les métadonnées structurelles facilitent la navigation et la présentation des ressources électroniques. Elles fournissent des informations sur la structure interne des ressources (table des matières, index, chapitre, section, page)
- les métadonnées administratives facilitent la gestion, la validation, l’archivage des ressources. Elles incluent des données techniques notamment, la gestion des droits, le contrôle d'accès et les conditions d’utilisation.
Créées à des fins diverses et complémentaires les métadonnées peuvent répondre à de nombreux objectifs. Conçues pour être lues et comprises soit par l’humain soit par la machine, elles peuvent décrire une collection de ressources (bibliothèque virtuelle, site web…), une ressource (page html) ou un segment de ressources (image, video, partie de texte…). Elles permettent de :
- faciliter la recherche d'information en décrivant le contenu de la ressource et en précisant la nature des liens hypertextes. Elles donnent lieu à un meilleur référencement. Rendre le web plus structuré est un des objectifs.
- favoriser l'interopérabilité par le partage et l’échange de données (syndication de sites)
- améliorer la gestion et l'archivage
- gérer et de protéger les droits de propriété intellectuelle
- permettent d’authentifier une ressource (labellisation et évaluation de contenu)
Je ne résiste pas au plaisir d’évoquer l’article de Michel Mulot, conservateur honoraire des bibliothèques, Archivistes, documentalistes, bibliothécaires : Compétences et intérêts communs, paru dans le Bulletin des Bibliothèques de France, 2005, n°5, p9-12. Dans ce texte, présenté dans le cadre des Journées d’études interprofessionnelles des 28 et 29 janvier 2005 à la Bnf, Michel Mulot appelle avec force au rapprochement des trois professions.
Ces « métiers voisins, dont les compétences et les missions, et par conséquent les intérêts, se recoupent largement » ont toujours été mouvants et « pourraient bien être appelés à se rejoindre, voire à se confondre à nouveau. »
Il évoque trois enjeux politiques majeurs auxquels nos professions peuvent répondre ;
- Préserver une diversité culturelle dans un monde où les pouvoirs économiques se concentrent de plus en plus ; « La déontologie du documentaliste l’oblige à faire cas de toutes les opinions, à rassembler tous les documents, y compris ceux dont il ne partage pas la cause. »
- Conserver les traces du passé et les transmettre dans un contexte où les l’informations sont en permanence renouvelées, éphémères et immédiates ; « Nous serons bientôt les seuls, […], à compenser cette fuite en avant par un salutaire regard rétrospectif, par une mise en contexte».
- Maîtriser les métadonnées, métanlangages et donc un métasavoir. Nos professions constituent selon Michel Mulot « une nouvelle espèce d’experts qui doivent gérer les modes d’accès au savoir ».
Voilà donc de quoi rassurer les plus pessimistes !
Du grec « meta » qui signifie « ce qui dépasse, ce qui englobe un objet, une science" (Le Robert). Les métadonnées sont des données à propos d'autres données.
Il s’agit d’un ensemble de données structurées, standardisées qui décrivent le contenu d’une ressource quelconque qu’elle soit physique ou numérique.
Aujourd’hui, c'est un terme que l’on utilise généralement à propos de ressources électroniques.
En réalité, les spécialistes de l'information créent des métadonnées depuis bien longtemps ; lorsque les bibliothécaires cataloguent des ouvrages, elles créent des métadonnées.
Le concept de métadonnées est donc antérieur à Internet et au Web. Toutefois, c'est avec le développement de l'édition électronique ou des bibliothèques numériques que les acteurs d’Internet et notamment les professionnels de l’information et de la documentation ont fait évoluer les langages de description et d’échange de données vers plus de standards et de structuration.
Pour compléter mon précédent billet voici quelques liens vers divers glossaires thématiques :
- Glossaire du libre accès à l'information, hébergé sur le site de l’INIST, qui rassemble des « termes utilisés dans le cadre du Libre Accès et plus particulièrement des archives ouvertes ». Le glossaire, basé sur le travail de terminologie réalisé pour le livre Les Archives ouvertes : enjeux et pratiques. Guide à l’usage des professionnels de l’information, édité par l’ADBS en 2005, est régulièrement enrichi par de nouveaux termes.
- Glossaire des normes, des protocoles et des formats liés à la bibliothèque numérique réalisé par les services de technologie de l'information de la bibliothèque nationale du Canada. Il donne accès à « plus de 90 termes choisis portant sur les normes, les protocoles et les formats de documents axés sur la technologie et qui sont pertinents aux activités d'une bibliothèque numérique. Pour chaque entrée, on retrouve l'acronyme, le nom au complet et une description ou un commentaire succinct, selon le cas. »
- Petit Glossaire à l'usage des documentalistes sur le site de l’ENSSIB et réalisé par Pierre André. On y trouve « les définitions des principales notions relatives au métier de documentaliste, à l'informatique documentaire, aux échanges électroniques de données, aux Services Web. »
- Vocabulaire d'internet, glossaire réalisé par l’Office québécois de la langue française. Il contient « plus d'un millier de termes sans cesse enrichi par l'ajout de néologismes reflétant l'évolution du réseau Internet. » Outre les définitions des termes, synonymes ou notions apparentées sont aussi fournies.
- Lexique français-anglais et anglais-français pour la recherche documentaire sur le site de l’Urfist.


